Simonne Germain, Co-créatrice des Centres de Danse Germain

Danseuse Professionnelle, Chorégraphe & Formatrice en Danses Latines

Traductrice de l’ouvrage de Walter Laird, « Technique des Danses Latines Américaines »

Gérante du Centre de Danse Germain de Nice

Professeur de Danse de Société, Danse Sportive, Danse Modern’Jazz (adulte & enfant) et Eveil à la Danse

Juge National & International

Membre du Comité de la Fédération des Sports de Danse de France et Danses de Loisir http://www.fededanse.fr/

Dresser le portrait de Simonne Germain convie au respect ou au tact, au sensible et fait naître instantanément une grande admiration :
Simonne Germain est la Co-créatrice des Centres de Danse Germain.
Elle est à l’origine de cette belle aventure.
«  Sur le moment, c’était très difficile » se souvient-elle.

Pour une autre image de la danse à deux

Dans les années 70, Simonne & Claude Germain ont réussi à valoriser l’image de la Danse de Société,
à redorer la perception que chacun en avait pour en faire une danse de jeunes, fédératrice, une danse de fête, loin des nostalgie d’un Patrick Modiano ;


à introduire la Danse Sportive comme un sport de haut niveau ;

à démocratiser l’apprentissage de la Danse de Couple ;

à réunir de jeunes talents qu’ils ont accompagnés et préparés aux concours, compétitions
et championnats nationaux et internationaux.

Ils ont, à eux deux, modernisé un patrimoine culturel pour en faire un vecteur de connaissance
et de partage intergénérationnels.

Ils ont donné de la danse à deux une image beaucoup plus riche :
celle d’une technique avec ses performances, certes,
mais également celle d’une chorégraphie avec son vocabulaire esthétique.

Avec eux, la Danse de Société & la Danse Sportive
reprennent leurs lettres de noblesse,
leur dimension de fêtes, de gala, de spectacles avec leurs succès actuels,
à observer le box-office des shows télévisés : « Danse avec les stars »,
« Dancing show » (qui a révélé en 2006 Fauve Hautot, une élève des Centres de Danse Germain).

Grâce à Claude & Simonne Germain, il nous est donné de comprendre
que la Danse de Société et la Danse Sportive
impliquent et engagent une complicité de couple,
une connivence technique, une intelligence dans la relation à l’autre,
une correspondance sensible, une entente solide.

Pour un partage de savoir-faire, de passion et de plaisir


Passion et croyance, conjonction de talents et union des compétences
ont été les moteurs de leur entreprise conjointe : la création d’un Centre de Danse à leur nom et à leur image (jeunes, toniques et ambitieux).

Inventivité et audace, enthousiasme et courage, persévérance et rigueur étaient leurs alliés au quotidien.

Ils fondent leur école de Danse de Société et Danse Sportive,
ouvrent des cours à des adultes mais aussi à des enfants, leur première cible.

A l’époque, tout était à inventer, à entreprendre :
aucun cours de danse de société ne s’adressait à un jeune public.
Simonne et Claude Germain mettent en place une nouvelle pédagogie, installent, pour les enfants, de nouvelles conditions d’apprentissage,
créent des règles de respect,
instaurent un climat de confiance, un espace de convivialité, de partage, un autre tremplin d’ouverture sur la vie.

A grands pas, ils changent les mentalités, attirent jeunes et ados à la danse à deux, participent à la création de la filière de danse sportive pour les jeunes
et présentent les enfants aux concours de Danse Sportive.
Pour la première fois, jeunes et ados montrent leur chorégraphie lors de spectacles ou de galas.

«  Les Centres de Danse Germain ont l’atout d’avoir toujours travaillé avec les jeunes.
Nous savons travailler avec eux : transmettre un savoir, se faire aimer, donner de la joie, avoir la pédagogie » nous dit Simonne Germain.

Généreux et solidaires, Simonne et Claude Germain aident leurs élèves dans leurs ambitions d’ouvrir de nouveaux lieux autonomes d’apprentissage de la danse.
Ils s’impliquent dans la création d’école à Beauvais, Evreux, Caen…. dans différentes villes de Normandie.

« Made in Normandie »

Dans ces années seventies, ces années de « chanteurs à minettes »
- pour ne reprendre que les duos à la mode Johnny & Sylvie, Sheila & Ringo, Stone & Charden chantant « Made in Normandie »,
Simonne Germain donne 14 à 15h de cours par jour entre Le Havre, Caen et Rouen.
« Ce sont des années qui ont passé très vite et c’est toute une vie de Passion... » « made in Normandie ! ».

Des signes avant-coureurs à sa course vers la danse

Avant son aventure dans le monde de la danse,
Simonne Germain voulait être esthéticienne et ouvrir un salon de parfumerie.
Un parcours dans le soin du corps, dans la culture du beau et de l’élégance
avec une note de distinction et une touche d’extravagance.

Toujours sur son 31, raffinée, apprêtée, sophistiquée,
Simonne Germain maîtrise les subtilités féminines. Elle dansait par plaisir.
«  J’ai toujours rêvé d’être danseuse. Enfant, chez mes Parents, je dansais beaucoup - les danses de société, le tango, la valse…
- Avec eux, je fréquentais les bals de société. »
Ainsi va et danse la vie, elle rencontre Claude Germain
« C’est la rencontre avec Claude qui oriente mon métier »
et commence dès l’âge de 14 ans une carrière sérieuse et pro…. dans la danse.
Toujours aussi sérieusement, « nous sommes devenus couple dans la vie et dans la danse ».
A deux, ils montent leur projet « made in Normandie ».
« On se perfectionnait auprès de danseurs anglais. Les anglais étaient les champions en danse de couple standard et latine ».

Nous nous sommes installés à Rouen parce que nous sommes tombés amoureux de cette ville.
Rouen est vite devenue le carrefour de la danse de couple :
entre Londres et Paris, la ville où nous invitions les plus grands de la danse de société,
les grands danseurs de renommée internationale, les figures de prou de la danse latine.

Je pense en premier lieu à Walter Laird, mon maître : j’ai traduit son livre « Technique des danses Latines Américaines »,
un livre de référence présentant toutes les figures des danses latines en compétition que Walter Laird a codifiées,
un « tutoriel » fondamental pour les élèves et les professeurs, un ouvrage distribué par Duo Style.

Toutes ces stars de la danse, c’était plus facile, à l’époque, de les faire venir en Normandie plutôt qu’à Paris.
Ils animaient des stages ou donnaient des cours dans notre Centre de Danse Germain »
.

Danseuse professionnelle, Simonne Germain a obtenu plusieurs titres aux Championnats de France de Danses Latines.

En 1972, Simonne & Claude Germain sont finalistes des Championnats du Monde de Danses Latines.
En 1972, ils dansent dans le « Dernier Tango à Paris » de Bernardo Bertolucci au côté de Marlon Brando et Maria Schneider !
En 1977, dans « Nous irons tous au paradis » de Yves Robert avec Jean Rochefort, Claude Brasseur, Guy Bedos, Danièle Delorme…

Simonne Germain aime créer et fédérer : monter des ballets, constituer des formations avec ses élèves :
« Ce qui exige beaucoup d’abnégations, génère une dose de stress, implique de pouvoir réunir des jeunes les soirs ou le week-end ! ».

Elle se remémore les Galas de Paris-Bercy conçus et produit par Claude Germain,
« un souvenir grandiose, deux jours dans cette immense salle, à rencontrer les plus grands danseurs du monde.
Pendant 48h, on était dans un univers à part. Cette organisation demandait beaucoup d’énergie.
Claude terminait un spectacle et aussitôt reprenait une autre programmation. C’est un travailleur infatigable et dévoué ».

Assistée de Nicolas, Simonne Germain gère le Centre de Danse de Nice où elle enseigne actuellement aux élèves de 7 à 12 ans l’Eveil à la danse,
et à un groupe d’adultes niveau « avancé » la Danse de Société & Danse Sportive.

« Tous les jours, j’ai des cours ».

Elle est Formatrice en Danses Latines : elle fait passer les diplômes fédéraux.

Portrait d’un « Bon Danseur » en Danse Latine

«  C’est un danseur qui met en valeur sa partenaire.
Grâce à son guidage et son interprétation ou son jeu,
il montre au spectateur autant sa prestation que celle de la danseuse.
C’est le danseur qui guide la danseuse
mais, dans ce rôle, il lui donne tout ce qu’il faut pour la mettre en vedette.
Son guidage est un faire-valoir pour la danseuse.

Un bon danseur est présent et il révèle sa partenaire.
C’est une danse à deux et non en solo.
Les danseurs n’exposent pas uniquement des performances techniques
(vitesse des pas, rapidité des enchaînements, prouesses physiques) ;
ils donnent à voir leur interprétation de la danse, leur touche personnelle.

Un bon danseur doit être musclé, fort, beau à regarder.
Il faut un équilibre esthétique :
dans l’exécution de la danse, dans la présence des danseurs.
Le couple doit être harmonieux 
».
Simonne Germain


Tout à la fois hospitalière et compréhensive, bienveillante, Simonne Germain est une femme rigoureuse
«  il faut de la rigueur dans le travail si on veut arriver »,
exigeante sur la technique et attentive au comportement des élèves
«  j’apprends à l’élève à respecter son partenaire »

 

Simone Germain, si vous étiez…

Si vous étiez une danse, vous seriez… « la Rumba, parce que c’est la danse de l’Amour, parce que c’est une danse difficile, la plus difficile ».


Si vous étiez un lieu, « je serais une plage ensoleillée avec la chaleur et la mer ».
Vous ne seriez pas une piste de danse sous la chaleur des projecteurs ? «  Non, une plage avec du sable doré ».

Si vous étiez un vêtement, « je serais une combinaison complète qui, moulant entièrement mon corps, permettrait de m’exprimer ; comme une seconde peau »

Si vous étiez un objet, « je serais un bijou, quel que soit le bijou, bague, bracelet, une parure… »

Si vous étiez une partie de votre corps, « je serais mon visage »

Si vous étiez un fruit, « je serais une pêche pour avoir un teint de pêche et la douceur de sa peau »

Si vous étiez un souvenir, « je serais un bon souvenir, je suis quelqu’un de positif : des vacances tranquilles au bord de la mer »

Si vous étiez un adjectif, je serais le « merveilleux »

Si vous étiez un adage, un slogan, un proverbe, une formule, un théorème,
«  Plus on avance en âge et plus on acquiert de la souplesse, pour soi, envers les autres ; de la souplesse dans la manière de voir les choses,
dans la manière de percevoir la vie ».
Il faut arriver à se maîtriser. La maîtrise, c’est le maître-mot. Il faut gagner la maîtrise de soi »

Si vous étiez une boisson, « je serais du whisky (elle rit) et précise un whisky Perrier » ! 

Si vous étiez un sentiment, « l’hyper sensibilité »

Si vous étiez une matière, « le doux, le soyeux, l’épais et soyeux en même temps »

Si vous étiez un geste, « un port de bras…ouvert »

Si vous étiez un pas, « une marche de Rumba »

Si vous étiez un remède, « un remède contre la tristesse ; contre les gens mélancoliques qui râlent tout le temps ; contre le pessimisme.
Il faut bouger tant qu’on peut. Je danse tous les jours »

 

Simonne Germain au centre de danse Germain de Nice



 

Simonne et Claude Germain, danseurs professionnels dans les années 1970
Le dernier Tango à Paris de Bertholucci où dansent Simonne et Claude Germain
Livre : Technique de Danses Latines américaines par  Walter Laird, traduit de l'américain par Simonne Germain
Simonne Germain juge national et International de danse